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2008 - Samedi 17 mai - Réunion des membres de l'AMMAC de Dunkerque & Environs à la Maison des Gens de Mer - Le 21 avril passage par le Senat

2008 - Samedi 17 mai - Réunion des membres de l'AMMAC de Dunkerque & Environs à la Maison des Gens de Mer - Le 21 avril passage par le Senat
article posté le 22-05-2008 à 14:43:06, par Jean-Luc DELAETER








Lundi 2 avril 2008 - Les membres de l'AMMAC de Dunkerque & Environs en visite au Sénat


De Dunkerque, nous sommes partis en bus dès 6h30 pour une visite au Sénat prévue à 11h30.

Arrivés Rue Vaugirard dans le VIe arrondissement de Paris, il a fallu montrer patte blanche
(passer nos sacs dans un détecteur comme dans les aéroports) et se décorer d'un autocollant pour la visite du Palais du Luxembourg.
Un guide nous a accueillis et sous une petite pluie la visite commença d'abord au son des marteaux-piqueurs puis à midi, Monsieur le Ministre du travail : Xavier Bertrand arrive et salue notre groupe.

Par une entrée latérale, nous découvrons plusieurs télévisions où un menu déroulant présente
l'ordre du jour. Cela permet aux sénateurs de savoir à quel moment aller de leurs bureaux à l'hémicycle. Le menu du 22 avril indique : séances à 10h et 16h ainsi que le nom des personnes qui interviendront.

L'historique du bâtiment nous apprend que ce palais du Luxembourg a été construit à la demande de Marie de Médicis sous Louis XIII.

Le palais du Luxembourg doit son nom à l'hôtel bâti au milieu du XVIe siècle et qui appartenait à Francois de Piney, duc de Luxembourg. La Régente Marie de Médicis achète l'hôtel et le domaine dits "de Luxembourg" en 1612 et commande en 1615 la construction d'un palais à l'architecte Brosse.

Elle s'y installe en 1625, avant la fin des travaux. La partie droite du palais était réservée à la reine-mère et celle de gauche à son fils, le roi Louis XIII. Une série de toiles avait été commandée à Rubens pour chacun de ces appartements mais seules treize d'entres elles destinées au logement de Marie de Médicis furent réalisées. Il est possible de les retrouver exposées dans une salle au Louvre.

En 1631, la construction est achevée, Marie de Médicis doit le quitter la même année, exilée sur ordre de son fils suite à la "journée des Dupes".
A sa mort en 1642, Marie de Médicis lègue le domaine à son enfant préféré, son second fils Gaston duc d'Orléans, frère puîné du roi Louis XIII. Il passe par succession à sa veuve,
Marguerite de Lorraine, puis à sa fille aînée la duchesse de Montpensier qui le vend à sa soeur cadette, la duchesse de Guise (1660). Celle-ci en fait don au roi, son cousin en 1694.

En 1715, Luxembourg revient au régent Philippe d'Orléans, qui l'abandonne à ses filles, la duchesse de Berry et la reine douairière d'Espagne. Cette dernière s'y laisse mourir en 1742.
Par un édit du mois de décembre 1778, le roi Louis XVI accorde le domaine et le château à son frère Louis Stanislas-Xavier, comte de Provence et futur Louis XVIII, à titre d'augmentation d'apanage. Il en sera chassé par la Révolution française qui déclara le palais du Luxembourg "propriété nationale".

Le "Luxembourg" devient une prison pendant la Terreur avant d'être affecté, en 1795, au Directoire. Fin 1799, 1ere transformation, le Directoire fait place au Sénat conservateur, assemblée créée par la constitution de l'an VIII. L'hémicycle accueille alors 80 personnes.
Pour construire cette salle, il a fallu casser l'escalier à double révolution et la chapelle de Marie
de Médicis. Par la suite, il gardera sa vocation parlementaire excepté durant quelques courtes périodes. L'hôtel initial, désormais appelé Petit Luxembourg, est devenu depuis 1825 la résidence officielle du président du Sénat.

De 1836 à 1841,2eme transformation sous Louis Philippe : l'architecte Alphonse de Gisors agrandit l'hémicycle pour y recevoir 300 sénateurs. La façade est repoussée vers les jardins.

Les pairs de France sont nommés à vie. En 1814, Louis XVIII crée sur le modèle anglais une chambre des pairs, participant au pouvoir législatif. Lors des Cent-Jours, Napoléon nomme lui aussi des pairs de France. La Seconde Restauration de 1815 rétablit la chambre des pairs, qui sont nommés à titre héréditaire. Après la Révolution de Juillet en 1830, le roi Louis-Philippe conserve la chambre des pairs, mais supprime l'hérédité de la pairie.
Le bâtiment de droite, appelé aussi hôtel de la présidence, abrite son bureau et ceux de ses collaborateurs, ses salons et sa salle à manger privés. Le bâtiment de gauche, appelés salons de Boffrand, abrite des salles de restaurant dont celle où nous avons mangé et des salons pour les grandes réceptions organisées par le Président ou par le Sénat dont l'accueil des personnalités étrangères.

- Architecture

Le Palais du Luxembourg tient plus de la résidence secondaire que du palais officiel urbain. Son plan est assez caractéristique des châteaux français auquel Salomon de Brosse a participé. Il se compose d'une cour carrée, la cour d'honneur, d'un corps d'entrée surmonté d'un dôme, le dôme Tournon.
Le palais du Luxembourg est le résultat de la libre inspiration du palais Pitti (Florence, Italie)
demandée par Marie de Médicis qui, s'ennuyant au Louvre, souhaitait notamment retrouver l'esprit Florentin et la douceur que ceci lui évoquait notamment à travers l'emploi du bossage de pierre dans l'architecture du bâtiment plutôt que d'un mélange de brique et de pierre, comme on en trouvait par exemple dans le pavillon de chasse de Versailles.

Salle du livre d'or avec ses peintures sur bois Peintures de Rubens qui viennent de la chapelle de Marie de Médicis.
Dans cette salle, les éléments du décor sont ceux que Marie de Médicis voulait qu'on retienne d'elle comme le fagot de flèches qui lui transmet la paix.
Dans le couloir jouxtant cette salle, nous découvrons le plan TURBO de PARIS imprimé en 1734 : vue aérienne au 1/400e où l'on voit toutes les fenêtres des bâtiments. A cette époque, le pont de la Concorde n'existait pas.
Louis Philippe voulait exporter l'idée de ville lumière de Paris.
Puis dans le vestibule, nous remarquons la perspective des colonnes de plus en plus écartées vers la sortie...En arrière plan des colonnes, 8 statues des différentes Marianne en plâtre blanc ou teinte bronze.

Ce fut ensuite la visite de l'hémicycle au 4eme étage. Le compte-rendu sur le fonctionnement du Sénat se trouve dans le fascicule qui a été remis à chacun à la fin de la visite.

Le Président, Jean-Marie DAMAREY





Toutes les photos sur l'album Picasa du 21 avril 2008

 
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